Le pic pétrolier désigne le moment où la production mondiale de pétrole commencera à décliner du fait de l’épuisement des réserves exploitables.
Le pétrole, comme toutes les ressources non renouvelables, s’épuise d’année en année. Les champs pétroliers découverts de nos jours sont généralement situés dans des zones difficiles d’accès et sont de taille de plus en plus réduite; le pétrole fourni par ces gisements est donc de plus en plus coûteux à produire. Le déclin de la production de pétrole est un phénomène inéluctable et le problème du pic pétrolier demeure sous-évalué par la majorité de la population. Le choc qui suivra le pic pétrolier sera d’autant moins violent que la société aura su s’y préparer.
Outre que le pétrole est utilisé dans toutes les industries mécanisées comme énergie de base, ses dérivés chimiques servent à la fabrication de toutes sortes de produits, qu’ils soient alimentaires, hygiéniques, de protection, d’emballage (matières plastiques), tissus, matériaux de construction, etc. Ce faisant, le pétrole est devenu indispensable et par conséquent très sensible stratégiquement.
Le pic pétrolier est passé et ses effets sont imminents :
- L’Agence Internationale de l’Énergie affirme dans son rapport 2010 que le pic pétrolier a eu lieu en 2006.
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Selon les analystes, la production devrait commencer à décliner dans 5 ans le plus probablement et au maximum dans 10 ans.
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Le comportement des acteurs du secteur de l’énergie montre la fin du pétrole facilement exploitable : les investissements se tournent vers les pétroles de moindre qualité et très peu rentables (sables bitumineux). Les compagnies pétrolières diversifient leurs investissements (fusions, rachats de leurs actions, autres énergies).
- Une série de sources solides (les départements de la défense et de l’énergie américains, l’armée allemande, la Lloyd’s et Chatham House, des industriels britanniques, etc.) s’inquiètent de voir la production mondiale de pétrole décliner brutalement dès 2015.
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L’armée allemande va jusqu’à évoquer un risque de « crise systémique générale » et parle d’une potentielle « défaillance partielle ou complète des marchés ».
Des alternatives au pétrole ?
Le problème fondamental est qu’il n’existe aucune alternative sérieuse au pétrole et que la probabilité d’en découvrir une, à court ou moyen terme, est très faible ! Les énergies non renouvelables telles le gaz naturel, le charbon, ou l’uranium, s’épuisent elles aussi très rapidement et une baisse de la production de pétrole entraînera une accélération de leur raréfaction… et de leur coût. De plus, le recours massif au charbon serait une catastrophe climatique ! Quant au nucléaire, nous n’avons toujours pas résolu le problème de ses déchets. Pour finir, les biocarburants tels le biogaz, le biodiesel ou l’éthanol, font concurrence à la production alimentaire dans l’utilisation des terres cultivables. Le résultat direct est une plus faible production de ressources alimentaires et donc une augmentation du prix de l’alimentation.
L’éolien et le solaire ? Ces sources d’énergie renouvelable, comme toutes les autres, requièrent matières premières, énergie et capitaux dont la disponibilité est incertaine. Dans les scénarios les plus optimistes, la combinaison de toutes les sources alternatives d’énergie ne comblera qu’une fraction de ce qui est aujourd’hui fourni par le pétrole.
La bonne nouvelle
La Transition lie étroitement crise énergétique et crise climatique. Plus on consomme de pétrole ou de charbon, plus on augmente les dérèglements climatiques. La bonne nouvelle, si on veut, est que l’épuisement de ces ressources nous forcera à créer un avenir meilleur pour nous et pour la nature.